Du métier de sophiste à l’homme-mesure

Manuscrito: revista internacional de filosofía, 5/2 (1982), p. 7-36.

En partant des premières définitions du sophiste dans le Sophiste de Platon, on se propose de reconstituer la pensée des sophistes historiques sans séparer les « doctrines » des pratiques professionnelles et de leur statut de professeurs salariés itinérants. On met ainsi en rapport les opérations économiques nécessaires à la conquête de marchés et les présupposés pédagogiques correspondant. À partir de la notion de « juste salaire », on montre l’équivalence sophistique entre langage et monnaie. On est ainsi conduit à suggérer quelques connotations de la fameuse formule de Protagoras « L’homme est la mesure de toutes choses »: pour une pensée de l’échange universel, l’homme semble être la seule unité de mesure de toutes choses qui s’échangent économiquement ou discursivement, et l’étalon de conversion des valeurs nécessaires à la communauté.

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